15 mai 2006

Nouveaux pas en avant
pour éviter un nouveau 22 avril

      Importantes, ces nouvelles assises nationales des comités du 29 mai pour une autre Europe (ex du « Non »), réunis le 13 mai à Paris, dont il est sûr pourtant que nos merdias ne parleront que peu ou pas. Importantes parce qu’elles prouvent que les comités qui ont continué leur activité (et dont il est certain que d’autres, en sommeil, seront bientôt réveillés) se portent bien et n’ont rien perdu de leur combativité. Importantes parce que s’est manifesté là une volonté énergique d’un maintien de l’unité anti-libérale (ultra, néo comme social), dans les luttes et pour les élections prochaines, ce qui signifie en particulier affronter les échéances de 2007 avec d’abord une candidature unique pour la Présidentielle, puis des listes communes aux législatives.

      Voici ci-dessous, la déclaration adoptée par les délégués des Collectifs à la fin de leurs travaux.

     

ASSISES NATIONALES POUR L’ALTERNATIVE
DÉCLARATION

1 - La tenue des Assises nationales des Collectifs du 29 mai et l’adoption d’une “Charte pour une alternative au libéralisme” constituent un événement politique important dans la période. Le 29 mai est bien vivant, le rejet du libéralisme est toujours là, l’exigence d’une alternative grandit.

2 - Après le Non au TCE exprimé le 29 mai 2005, après les révoltes dans les banlieues, après la formidable mobilisation victorieuse des jeunes et des salariés contre le CPE, alors que s’engage une action citoyenne d’ampleur contre l’immigration jetable de la loi CESEDA, il n’est pas anodin que les forces de la gauche antilibérale qui ont été motrices de la victoire du Non au référendum il y a un an se retrouvent aujourd’hui pour proposer les bases communes d’une alternative antilibérale.

3 - Dans les luttes comme dans les urnes, nos concitoyens ne cessent d’exprimer le rejet des politiques libérales qu’on veut leur imposer depuis 20 ans. Et le 21 avril 2002 est là pour rappeler que notre peuple ne se satisfait plus d’une simple alternance.

4 - Il est temps d’ouvrir une véritable alternative.
- C’est urgent pour mettre un terme aux politiques de démantèlement social, d’aggravation de la précarité, de stigmatisation des immigrés, de privatisation des biens publics, de dégradations urbaines et environnementales, conduites avec les encouragements du patronat, par un Président, un gouvernement et une majorité de plus en plus discrédités et illégitimes.
- C’est urgent si nous voulons stopper la dérive autoritaire qui s’instaure pour assurer le maintien d’un ordre libéral injuste.
- C’est urgent si nous ne voulons pas que les démagogues de la droite extrême ne détournent à leur profit l’insatisfaction et l’exaspération populaires.
- C’est urgent si nous ne voulons pas que se reproduisent les impasses et les désillusions des alternances passées.
- C'est urgent si nous voulons construire une Europe des peuples sociale, solidaire, démocratique.

5 - Comme l’affirmait notre déclaration de la Rencontre nationale de Paris des 3 et 4 décembre 2005 : “Nous ne pouvons nous résoudre à l’absence d’alternative aux politiques néo-libérales ou social-libérales. Pour restaurer l’espoir de la transformation sociale, il faut, en s’appuyant sur les acquis de la campagne du Non, construire, par delà les luttes immédiates et les campagnes de mobilisation, une alternative qui permette que les droits humains l’emportent sur la logique de la concurrence et du profit.”.

Dans ce cadre, les échéances électorales de 2007 et 2008 seront un moment incontournable pour que cette alternative s’exprime. La droite, l’extrême droite et le libéralisme doivent être battus. Une alternance sans changement ne répondrait pas aux attentes populaires. Une perspective alternative doit être ouverte. La Charte adoptée par les collectifs du 29 mai est une proposition en ce sens. Sa prise en compte, dans l’unité, par les différentes forces de la gauche antilibérale crédibiliserait cette perspective. Fidèles à leur démarche de rassemblement et d’unité, les collectifs du 29 mai y contribueront.

6 - Notre Charte se veut une contribution essentielle à ce débat. Ce n’est pas un produit fini et le 13 mai n’est pas un point d’arrivée. Les débats sont appelés à se poursuivre pour préciser et enrichir ce texte. Nos Assises nationales sont une étape dans un processus d’élaboration ; elles donnent le coup d’envoi d’une campagne de mobilisation autour des propositions pour une alternative antilibérale ; elles expriment la volonté que ces propositions soient portées en commun dans les luttes sociales et politiques à venir.

7 - Autour de cette Charte, les Collectifs du 29 mai organiseront des “Forum pour l’alternative” pour que les citoyens s’emparent des propositions alternatives, les discutent et les enrichissent, en lien avec les luttes sociales et politiques. Ils discuteront des initiatives à prendre et des conditions à réunir pour que ces propositions puissent se concrétiser et cette alternative s’exprimer de manière unitaire à l’occasion des prochaines échéances.

8 - Les collectifs du 29 mai poursuivront leur action contre les politiques libérales ; ils feront entendre et populariseront les propositions de cette Charte dans les mobilisations de la périod :
- Localement, ils soutiendront les luttes contre le démantèlement des services publics, les délocalisations d’entreprises, etc.
- Ils s’associent à la manifestation nationale du 13 mai contre le projet de loi sur l’immigration jetable, attentatoire aux droits humains élémentaires, et qui s’inscrit dans la conception libérale d’un marché du travail flexible et d’une main d’œuvre soumise et bon marché.
- Ils organiseront des initiatives autour du 29 mai (date anniversaire du référendum sur le Traité Constitutionnel Européen) pour populariser la Charte et “faire la fête”.
- Ils participeront aux mobilisations et débats du 10 juin pour la promotion des services publics et le retrait de la Directive “Services” (Bolkestein) à l’appel de la Fédération Convergence des Collectifs “services publics” et de l’Assemblée des mouvements sociaux du Forum Social Européen.
- Ils poursuivront leur action pour promouvoir la perspective d'une autre Europe et pour que soit respecté le vote du peuple français au moment où d'aucun tentent de ressusciter la Constitution européenne.

9 - Le Non populaire majoritaire du 29 mai a révélé des potentialités. L’antibéralisme progressiste peut être majoritaire dans le pays. Toutes les forces qui ont été motrices du Non de gauche au référendum ont la responsabilité commune de concrétiser cette perspective. Les Assises Nationales des Collectifs du 29 mai appellent à avancer dans ce sens.

10 - Le message de nos Assises est clair : “Le 29 mai n’est pas mort, le combat contre le libéralisme continue, la recherche d’alternative s’amplifie. Les mobilisations en cours le confirment. Nous disons toujours Non au libéralisme et nous formulons des propositions alternatives. Nous agissons pour que ces propositions soient prises en comptes et portées en commun par toutes les forces du Non de gauche dans les luttes sociales et les échéances politiques à venir”.

11 - Une nouvelle réunion nationale aura lieu fin septembre-début octobre pour donner une nouvelle impulsion à ce processus : pour enrichir la Charte de nouvelles propositions ; pour la décliner en outils adaptés au large débat populaire que voulons ; pour décider de nouvelles initiatives de débats et d’actions.

Paris, le 13 mai 2006

         Afin de ne pas risquer de troubler les comités et collectifs par une discussion prématurée, la question de la candidature unitaire pour les élections présidentielles n’a pas trouvé sa place dans cette déclaration. Mais elle fait l’objet d’un Appel qui pourra servir de base à la discussion qui est, dès à présent nécessaire, et même urgente, comme José Bové l’a rappelé dans sa tribune du Monde.

POUR UN RASSEMBLEMENT
ANTILIBERAL DE GAUCHE
ET DES CANDIDATURES COMMUNES :


IL Y A URGENCE !

     
     Pour que ça change vraiment, l’heure est venue de passer aux actes : nous proposons la création d’un collectif national d’initiative pour un rassemblement antilibéral de gauche et des candidatures communes.

     En moins d’un an, à plusieurs reprises, la société française s’est insurgée contre le libéralisme, destructeur de vies et d’avenir. Le 29 mai 2005, une majorité a sanctionné les choix libéraux des élites européennes. A l’automne, la jeunesse de nombreux quartiers populaires, confrontée au chômage, à l’exclusion et aux discriminations, a manifesté sa révolte. En mars et avril de cette année, c’est par millions que jeunes et salariés se sont soulevés contre la précarité et la destruction du code du travail. Depuis, le refus de la loi sur " l’immigration jetable " s’étend. Ces séismes à répétition et les luttes appellent une réponse politique à la hauteur. Elle ne peut pas être le " réformisme de gauche " accompagnant la mondialisation capitaliste que propose la direction du Parti socialiste. Elle ne peut pas être la réédition de ces alternances sans changement profond qui se terminent immanquablement par des désastres, comme le 21 avril 2002.

     Notre pays a besoin d’une rupture avec le cadre libéral, et non d’un aménagement de celui-ci. Ce choix, qui doit être traduit en propositions précises, correspond à l’attente de millions de femmes et d’hommes de notre pays. Il a vocation à être majoritaire au sein de la gauche, à y battre les politique d’adaptation et de renoncement, ouvrant ainsi la voie à un changement politique et social profond.

     Le discours dominant prétend fixer le cadre des prochaines échéances électorales en les réduisant à la rivalité des deux partis institutionnellement dominants. Tout juste s’inquiète-t-on de la capacité de l’extrême droite à troubler le jeu et s’interroge-t-on, en marge, sur qui décrochera le prix du meilleur second rôle à gauche du PS au terme d’une dérisoire compétition dans la dispersion.

Mais l’Histoire n’est pas écrite.

     Nous étions ensemble contre les offensives de la droite et du patronat, refusant de nous incliner devant l’inéluctabilité du modèle libéral que l’on cherche à imposer à tous les pays d’Europe. Dans nos partis, syndicats, associations, dans le cadre des collectifs unitaires du 29 mai ou d’autres initiatives visant à l’unité, nous avons poursuivi notre démarche. Nous affirmons que seule une union de toutes les énergies anti-libérales autour d’un projet commun, seules des candidatures communes antilibérales de gauche aux élections présidentielle et législatives peuvent ouvrir la voie à une authentique alternative : sociale, écologique, anti-discriminations, démocratique. Faute de quoi l’exaspération et la détresse populaires risquent de se traduire en abstention et de profiter à la droite extrême ou à l’extrême droite.

Les obstacles à l’unité peuvent être levés si la volonté politique prévaut.

Nous nous battons pour gagner. Nous voulons en finir avec le pouvoir de la droite, en finir durablement avec une politique dont le pays fait les frais depuis trop longtemps. C’est pourquoi nous avons l’ambition de changer en profondeur la donne politique, de bouleverser le rapport de forces à gauche. Nous voulons construire une forte dynamique populaire et citoyenne, œuvrer ainsi à l’essor des mobilisations sociales, avec l’objectif d’une majorité et d’un gouvernement qui appliquent une politique au service du peuple. Une politique en rupture avec le libéralisme, opérant des choix respectueux du futur de la planète et des humains qui y vivent. Nous le croyons possible. Si nous n’accédons pas au second tour de la présidentielle, nous nous mobiliserons pour battre la droite et l’extrême droite. Mais nous ne participerons pas à un gouvernement qui serait dominé par le social-libéralisme.

     Des propositions convergentes existent sur nombre de questions essentielles. Elles fournissent déjà un fondement solide à notre rassemblement.

     Notre campagne commune aux élections présidentielle et législatives devra s’inspirer de celle menée pour le rejet du traité constitutionnel européen. C’est la même dynamique unitaire que nous devons donner à voir dans les entreprises, les quartiers, les meetings, les médias. Cette campagne devra être portée par les différentes sensibilités engagées dans le processus et ensemble, partout, par les milliers de citoyens qui s’y retrouveront.

     Un tel cadre collectif permettra d’échapper à la dérive présidentialiste encouragée par les institutions et de désigner celle ou celui qui symbolisera le mieux notre unité à l’élection présidentielle.

     Le temps est venu de concrétiser. Nous proposons la création d’un collectif national d’initiative permettant de discuter de toutes les questions auxquelles ce rassemblement devra répondre, de lever les derniers obstacles et de concrétiser cette campagne. Nous convions toutes les forces, courants, sensibilités de la gauche anti-libérale, féministe, écologiste, citoyenne à être partie prenante de ce collectif qui ne sera pas un cartel figé et restera ouvert. Nous invitons toutes celles et ceux qui partagent notre objectif à créer partout de tels collectifs d’initiative, unitaires et populaires.

     Il nous appartient de délivrer ensemble un message d’espoir. Le temps presse. Le défi doit être relevé.

Le 11 mai 2006

Premiers signataires de l’appel :

Etienne Adam, Christophe Aguiton, Tony Andréani (professeur émérite de sciences politiques), Mouloud Aounit, Patrick Appéré, Clémentine Autain (féministe, élue de Paris), Francine Bavay (élue régionale, les Verts), Tarek Ben Hiba, Hamida Ben Sadia, Jean-Jacques Boislaroussie, José Bové, Michel Bourgain (maire, les Verts), Patrick Braouezec, Marylène Cahouet, Eric Coquerel, France Coumian, Pierre Cours-Salies, Claude Debons, Monique Dental (militante féministe), Hayat Dhalfa, Bernard Dedeban (syndicaliste), Michel Dupont, Frédéric Dutoit, Alain Faradji (membre du bureau politique de le LCR), Jacqueline Fraysse, Bertrand Geay, David Gipoulou (membre de " Pour la République Sociale " : PRS), Charlotte Girard (membre du bureau national de PRS), Bernard Guibert (membre des Verts), Jean-Paul Hebert (économiste, EHESS), Michel Husson (économiste), Raoul Marc Jennar, Jacques Lerichome (syndicaliste), Bernard Loche, Céline Malaisé (membre du bureau politique de la LCR), Roger Martelli, Henri Mermé, Roland Merieux, Benoist Magnat (membre des Verts), Claude Michel (syndicaliste), René Mouriaux (politologue), Michel Naudy, Michel Onfray (philosophe), Christian Picquet (membre du bureau politique de la LCR), René Revol (vice-président de PRS), Yves Salesse, Patrick Silberstein (médecin, éditeur), François Simon, Francis Sitel (membre du bureau politique de la LCR), Jean-Pierre Terrail (sociologue), Philippe Villechalanne (militant d’association de chômeurs), Claire Villiers (élue régionale, Alternative citoyenne), Pierre Zarka, Malika Zédiri.
et :
Les Alternatifs, Collectif pour l’écodéveloppement, Convergence Citoyenne, Gauche républicaine, MARS, Parti communiste français.


Nous avons envoyé notre propre signature au reçu de cet Appel, dont nous nous étonnons qu’il ne soit pas signé par la LCR.
     


Il n’est par ailleurs pas trop tard pour donner connaissance du très actuel texte ci-dessous que notre quasi-collaborateur Jean Baumgarten nous a envoyé pour ce jour de l’Europe, précédant celui de la remémoration française de l’esclavage et du colonialisme.

Quel grand jour pour l’Europe, ce 9 mai !
     

      Il paraît que nous allons assister à la fête de l’Europe : dans toutes les capitales il y aura de somptueuses illuminations et de grands discours seront prononcés.

      Qu’elle est triste pourtant cette Europe, qu’elle est insipide et creuse sauf lorsqu’il s’agit de mettre en valeur la marchandise, toute la marchandise et qu’il s’agit de traiter les individus comme s’ils faisaient partie de cette marchandise. Parlons donc de la France dans cette Europe, sur trois sujets qui nous tiennent à cœur : la Palestine, la Tchétchénie, l’immigration.

Sur la Palestine, il suffit de voir comment le Conseil des ministres européens a décidé de ne plus donner au gouvernement palestinien les 500 millions de dollars annuels nécessaires pour donner un salaire aux 160 000 fonctionnaires palestiniens, alors qu’il suffisait d’une voix, celle de la France en particulier, qui aurait pu se prononcer contre et amener l’Europe à changer de position ! Notre valeureux ministre des affaires étrangères Douste -Blazy (médecin par surcroît) n’a éprouvé nulle gêne, nul sentiment de malaise, aucune difficulté, pour obéir aux ordres venus d’un certain Chirac pour participer à cette décision « politique ».

      Oh, la parade était habile ! Digne et ferme : l’Europe allait contourner le gouvernement palestinien et s’arranger… pour passer par dessus sa tête ! On sait en effet par les médias que le gouvernement palestinien composé de dangereux terroristes du Hamas choisis par la majorité d’un peuple de débiles lors des élections du 28 janvier dernier, n‘est qu‘un gouvernement qui prépare de nouveaux 11 septembres… Et si Chirac a reçu des milliers de lettres de protestation (et continue à en recevoir) il n’a à la bouche que le mot de « contournement » pour qualifier cette mesure honteuse. Il sait pourtant bien qu’elle se traduira pour le peuple palestinien par plus de difficultés, plus de famine et de précarité, et qu’il n’est évidemment pas question que les fonds (même si on arrivait à les diriger vers la Palestine, ce qui est loin d’être évident) ne permettront jamais au peuple palestinien de survivre sans dommages graves.

Voilà près de un an déjà que Français et Hollandais, lors du scrutin sur la Constitution européenne, ont dit « non » à cette Europe déliquescente, ce que nous allons fêter le 29 mai. L’affaire palestinienne montre à tous ceux qui avaient voté « oui » à quel point ils se trompaient et se mentaient à eux-mêmes !

Sur la Tchétchénie, il y avait récemment sur Arte un remarquable film montrant à quel point l’Europe (l’Union Européenne) était complètement insensible aux tueries, aux massacres qui se sont déroulés et se déroulent toujours dans ce pays sous la responsabilité de l’ancien guépéoutiste Poutine et de l’état-major de leur armée coloniale, raciste et prédatrice. Poutine est encensé dans toutes les capitales européennes (sauf sur les affaires de la Georgie et de l’Ukraine qui ne sont que de petites broutilles, et qu’il s’agit de « révolution » sous drapeaux du libéralisme…). Plus personne ne se préoccupe du droit et de la volonté d’indépendance des Tchétchènes… Il suffit pourtant aux spectateurs de regarder Grosny, capitale de la Tchétchénie aux trois-quarts détruite, et désertée par une grande partie de la population, pour se rendre compte de la douleur qui règne là-bas !

L’immigration enfin : Sur ce secteur on pourrait par exemple revenir à la Tchétchénie et apprendre qu’il y a des centaines de Tchétchènes qui attendent depuis des mois et des mois leur autorisation de séjour en France. Il ne faut pas s’étonner que Sarkosy cherche à intensifier les mesures qui feront de la régularisation une étape de plus en plus difficile à atteindre pour la très grande majorité des sans-papiers, et qui lui permettra (ainsi pense-t-il) de grappiller des voix précieuses sur l’électorat de Le Pen.

      Conclusion :
      Qu’attendons nous donc pour mettre dehors tous ces tartuffes qui parlent de l’Europe mais ne pensent en réalité qu’à leur portefeuille, et à leurs petits problèmes ! A la porte Chirac, Sarkosy, Villepin : nous vous avons assez vus à l’œuvre dans vos numéros si lassants de « communication-mensonges. » !

Jean Baumgarten.     

Le Journal intempestif est heureux
de vous rappeler la parution de


LE TROTSKISME
UNE HISTOIRE SANS FARD

De son rédacteur
Michel Lequenne
Editions Syllepse - 24 Euros